La vie est ailleurs

et je la cherche encore.

23 janvier 2007

De la fin au recommencement

Dernier exam portant sur la dualité dans l'oeuvre du Moyen-Age et d'ailleurs je me sens devenir assez double moi-même en restituant mon cours, une solide migraine naissant à la base du crâne, conséquence sans doute de l'alcool de la veille, je termine, plie le rabat pour cacher ce qui doit l'être et j'ai à peine franchi le seuil de l'amphi dans le sens de la sortie que déjà on me propose un petit pétard Raven pour fêter notre liberté provisoire. Tiens oui ce serait sympa, c'est exactement ce qui me manquait que je rajoute dans mon fort intérieur, ça fait combien ? vingt-quatre heures ? On s'améliore nettement, dis donc.

Enfin, la relâche ne dure pas puisque dès lundi nous sommes de retour sous les néons, et pour couronner le tout le semestre commence par deux chocs :

- La prof d'anglais nous parle anglais.

- Louise Labé n'existe pas.

Et de plus, il fait froid.

Posté par Delhicat_Raven à 18:08 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2007

On prend les mêmes - ville, groupe, gens, alcool... - et on recommence

Adage utile pour la prochaine fois :

A Bordeaux

agis en poivrot

(très malin, je sais - mais je tiens quand même à vous signaler que cela peut s'intervertir avec "toxico")

Course effrénée provoquée par cette perpétuelle panique d'être en retard alors que comme toujours nous sommes arrivés juste à temps, en tee-shirt en janvier dans les rues de la ville la bouteille qui me gicle dessus car pas le temps de visser le bouchon et je ris aux éclats, pourtant, alors que mes Docs frappent le bitume avec furie. Une furie qui continue lors du concert, vécu avec un peu plus de lucidité cette fois-ci, pendant lequel j'ai déniché les discrets pogos et hurlé des paroles que je connais par coeur, à force. Angel me prend dans ses bras et je me laisse faire avec complaisance, amusée de ces crises d'affection que l'ébriété provoque chez elle, et songeant à ce que quelqu'un m'a dit cet été, qu'elle m'aimait peut-être davantage que je ne l'aimais. Plus tard, l'appart dévasté et la musique qui beugle de plus belle, les spiritueux qui se succèdent, vodka-coca, whisky-coca - expédition avec un frêle Empereur pour aller racheter du Coca et moi qui m'extasie de ce quartier dans lequel on peut s'apprivisionner passé minuit - rosé, vin blanc, et même absinthe au goût qui me fait grimacer, les substances illicites qui tournent à toute allure, le voisin qui vient gueuler vers une heure parce qu'il a des exams, bordel, et alors, moi aussi et je n'en fais pas un plat pourtant, les dizaines de personnes que je ne connais absolument pas, une fille m'aborde, joviale "Bonjour, Bethléem, enchantée" "euh c'est lequel le prénom dans ces trois mots ?", mon verre explose littéralement et je me retrouve fixant bêtement mes mains ensanglantées une fois de plus, les discussions philosophiques sur la vie, l'art, la révolution, le tapis cradoc sur lequel j'ai passé cette courte nuit, décidant deux choses importantes avant de sombrer : la Jeunesse, c'est cela, d'un, et j'emmerde Kundera, de deux.

Aujourd'hui je déambulais dans Bordeaux totalement stoned à la recherche de la gare lorsqu'une femme souriante, d'un certain âge, m'a arrêtée : bonjour, mademoiselle [zut, je ne sais pas si j'ai des pièces sur moi] en cette période de l'année propice à l'échange des voeux [attend c'est une catho ou quoi] comme le souhaite la tradition [oui bon je suis pressée aussi hein] si vous deviez vous y prêter quel serait le voeu que vous feriez, vous ? Je suis tellement surprise que j'ai une hésitation [plus de fumette, c'est décidé] puis je réfléchis vraiment. Argent ? Etudes ? "J'aimerais... être moi-même. C'est ambitieux, je sais, mais voilà..."

Posté par Delhicat_Raven à 19:30 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2007

Mille et unes manières de ne PAS réviser, par Raven

Week-end. Veille d'épreuves primordiales pour la suite de mes études. Un travail sérieux et en profondeur s'impose, donc. Et j'ai tout organisé pour : Angel n'est pas là, aucun livre non-au-programme ni bouteille de vodka qui traînerait sous mes yeux, pas de distractions à l'horizon. Il semblerait que tout est bien parti, des semaines que je retarde ces révisions tout simplement parce que les sujets sont nuls et il n'y a plus d'issue possible. Cette fois, ça va le faire.

- Matin : je me lève. Allume la télé pour regarder un peu les dessins animés, juste quelques minutes, histoire de me mettre en train. Un peu de ludique avant la concentration. Au bout de deux bonnes heures, je songe à bouger. Me laver. Excellente idée. Je prend une douche, donc. Choisis des vêtements parmi ceux qu'il me reste, si peu que j'en suis réduite à porter un caleçon et un pantalon troué aux deux fesses, ce qui est honteux. Me voilà prête. Zou ! révisions.

[...] En même temps, c'est prodigieusement inintéressant, le sonnet en France au XVIème siècle.

Je met de la musique. Cuizinier. Et si je faisais la vaisselle ? Quelle excellente idée. La vaisselle, donc. Il y en a un tel amoncellement dans l'évier que ça me fait de l'occupation un certain temps, tout en me trémoussant sur le rap en agitant ma brosse. Je suis plutôt d'un tempérament léthargique, mais j'ai de brusques phases d'hyperactivité, et quand cela commence, je ne peux plus m'arrêter. Une fois chaque assiette, chaque couvert, chaque casserolle lavés, j'ai un instant de panique, puis me rue sur le téléphone. Je demande à ma mère où peut bien se trouver le balai et la pelle, qui manque d'avoir une crise cardiaque "mais pourquoi tu veux passer le balai ?" "T'occupes". Je raccroche, saisis les outils et les manie du mieux que je peux, sans doute pour la première fois de ma vie. Ce n'est pas évident, au fait, de passer le balai.

- Midi : plus rien à faire dans l'appart. J'envoie donc un texto au Prophète. Ca te dit, un ciné ? Evidemment. Tu penses à quoi ? A une seule chose : éviter de réviser !!! Je suis honnête, au moins. Le portable lâché et le rendez-vous pris, je m'assois, cherche à me concentrer sur mes feuilles. Quand même.

[...] Mais enfin, qu'est-ce que j'en ai à foutre, de Sophocole, Euripide et Eschyle, au fond ?

Des courses. Je vais aller faire des courses. D'ailleurs, je n'ai plus de pommes de terre, preuve que la chose ne souffre aucun retard. Expédition supermarché, donc. Je rentre et classe les aliments par fonction, nature et date de péremption, faisant du même coup le ménage dans le frigo. C'est à peu près l'heure de partir au cinéma. Ce que je fais.

- Fin d'après-midi : Le Prophète et moi sortons du cinéma. Tu veux monter un peu chez moi ? Pourquoi pas. Au bout d'un moment de discussion, je l'invite à dîner. Toujours pourquoi pas. Nous mangeons donc les pommes de terre que je viens d'acheter, discutons encore et encore - mais sans boire - la seule chose, s'il en fût, que j'ai réussi à éviter - et finalement il part peu avant minuit, juste l'heure pour moi de me coucher. Auparavant, j'envoie un résumé des faits à Angel : j'ai fait la vaisselle et même passé le balai, tu imagines. Réponse : je ne peux vraiment pas te laisser deux jours sans que tu fasses des conneries... Un éclat de rire qui termine cette journée inutile.

[Et avoir récupéré le Net ne risque pas de m'aider à focaliser mon attention...]

[N'empêche, mon intérieur est nickel, maintenant]

Posté par Delhicat_Raven à 17:59 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 janvier 2007

Bien Logée

C'est comme cela qu'on nous appelle là-bas. Bien Logés. Et vous, zêtes SDF ou des bien logés ? La réponse est quasiment contenue dans la question, il suffit de nous regarder pour savoir. J'éprouve un plaisir malsain à savoir que l'on peut très bien avoir un toit une bourse distribuée par l'Etat et être inscrite sur les listes électorales et pourtant se résumer à une appelation en deux mots, des initiales pour les plus pressés. Tout ceci est une question de différence de vision. Et ils n'ont pas la même. Leur univers est différent, là-bas. Là-bas. Où cela, donc ? Non, ce n'est pas si loin, il suffit de traverser deux rues pour arriver sur la Place Royale et son amas de tentes, à Nantes. J'ai campé. Evidemment, j'ai campé. Avec Angel et le Prophète. Evidemment, avec eux. De froides nuits sous la fine toile rouge, qui correspondent à un symbole et non à une réalité puisque l'on sait fort bien que l'on peut rentrer chez soi dès qu'on en a assez, car on en a un, de chez-soi, nous. Sans jamais avoir rien fait pour cela, nous avons Tout. Contrairement à eux, aux autres, ceux qui n'ont pas grand-chose et font pourtant semblant de ne pas nous en vouloir pour ça. Nous nous employions consciencieusement à réviser, l'une Descartes, l'autre Perrault, comme si la situation s'y prêtait en quoi que ce soit, et quelqu'un a vu nos feuilles, souri, s'est exclamé sur le fait que l'on soit étudiantes. C'est bien, vous savez plein de choses. Euh en fait, c'est plutôt qu'on apprend, rectifie Angel, que la définition rend perplexe. "C'est encore mieux alors, vous apprenez, et en apprenant vous apportez aux autres" J'ai trouvé que c'était la plus jolie définition qu'on avait jamais pu faire sur le métier d'Etudiante.

Après cela, l'angoisse de la réussite aux partiels est nettement, nettement relativisée.

Posté par Delhicat_Raven à 18:31 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 janvier 2007

Happy New Year

... au champagne commencée, histoire de varier un peu. Angel m'a offert une petite clé en argent en pendentif. Ca m'a fait penser à la cage d'il y a deux hivers. Cage, clé... cela aurait-il une symbolique dans l'évolution ?

J'ai pris de bonnes résolutions, aussi. Mais si, je vous assure. Rien n'est plus amusant le soir du 31 que de surenchérir dans l'absurde pour trouver ces petites phrases dont on sait très bien qu'elles ne seront jamais appliquées, juste pour de rire  :

- Boire moins.

- Travailler davantage.

- Avoir des relations moins extrêmes, plus "normales"

- Apprendre à gérer mes émotions.

C'est fort, n'est-ce pas ?

Posté par Delhicat_Raven à 10:04 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 décembre 2006

Voilà

Pour la dernière séance Absurde de l'année 2006, Ils ont programmé un film français genre eighties et plaisanteries navrantes à la clé, et le Prophète se pointe avec une bouteille de Coca. Les lumières sont à peine éteintes qu'il me la tend, t'en veux, c'est du vrai Coca ??? je m'exclame, choquée, mais qu'est-ce que tu crois me répond-t-il sur le même ton, ah, quand même, je n'en attendais pas moins de toi. Je n'ai pas compris grand-chose à ce qui se passait sur l'écran, il paraît que ce n'est pas une perte immense. Plus tard, dans un bar, deux filles viennent me voir, "voilà on ne veut pas te déranger mais voilà on est dans ta classe à la fac en fait" ah bon, "et personnellement j'ai essayé de t'aborder déjà mais voilà c'est pas facile" allons bon "t'as l'air intéressante en fait mais voilà très inaccessible aussi" J'essaie de cacher le sourire ravi que fait naître sur mon visage l'utilisation de ce terme, me dis que c'est un échange typiquement alcoolisé ou alors je ne m'y connaîs pas. Plus tard, nous marchons tous trois dans la rue en nous employant à garder le cap, Angel me tient le bras à gauche, le Prophète à droite et je ne suis rien moins que la Reine du Monde.

Voilà.

Pas le temps de réaliser et déjà je suis dans le train direction la Normandie pour les traditionnelles cérémonies au vague souvenir religieux et pleinement consommatrices. Dans la journée, je me laisse entraîner à faire du patin à glace par mes petits cousins - et je vous interdis d'imaginer la scène en ricanant - les emmène voir des machins avec des petits personnages cherchant à sauver leurs proches avec bravoure, leur confie que moi aussi je déteste les légumes en général et les haricots verts en particulier, et le soir, je sirote du champagne avec les adultes en discutant avec eux décoration d'intérieur et problèmes des gardes de nuit des médecins, sans oublier de me réjouir avec ferveur chaque fois que je déchire un emballage à mon nom et découvre une nouvelle horreur qui m'est destinée, et puis le traditionnel coup de fil de minuit du Déserteur, pour lequel mon choix d'appelation est au fond on ne peut plus stupide étant donné sa constance, en bref, je me vois aussi à l'aise dans chacun de ces univers puisque je n'appartiens à aucun. Tout ceci est question d'Adaptation.

Voilà.

(et j'espère, au fait, que vous apprécierez ce subtil decrecendo dans la longueur des titres de ces dernières notes)

Posté par Delhicat_Raven à 19:25 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2006

Croisades

Je poursuis un but précis, net et sans ambages, bien que conscient seulement en partie - quand, comme maintenant, je prend le temps d'y réfléchir et non dans les moments où je me donne vraiment la peine de le mener. La peine n'est peut-être pas le terme approprié pour désigner mon ouvrage, mais cela requière de la concentration vous savez pour demeurer fidèle à ce processus de foirage appliqué jour après jour. L'instabilité est sans nul doute mon problème premier, et pourtant les moyens que je déploie pour tout bousiller, balayer du revers du bras ce qui tient sur la table et y revenir ensuite au cas où quelque chose par miracle aurait survécu au massacre, m'impressionne moi-même. Le plus amusant, c'est que plus tout va bien, plus les choses se déroulent exactement comme je l'aurais souhaité, plus mon parcours ressemble à un rêve éveillé, plus je m'acharne. Une certaine constance dans le N'Importe Quoi - j'adore cette formule. Raven ou l'Art de Planter sa Vie.

Un exemple ?

L'exposé que je dois effectuer sur "l'ironie, la parodie et l'intertextualité dans Madame Bovary" se passe le mercredi matin à la première heure. Bien entendu, je m'arrange pour boire comme un trou mardi soir, avec Le Prophète comme souvent ces derniers temps, nous bavardons sur le sens de la vie jusqu'à trois heures et quelques et pour parfaire le tout, renversons la vodkacoca sur mes feuilles - et sur le pc par la même occasion, ce qui vous explique aisément mon absence virtuelle. Je me pointe néanmoins à la fac à l'heure dite malgré mon air de sortir tout droit d'une cellule de dégrisement. Me heurte au Prophète. "Heu, qu'est-ce que tu fais là ?" "Ben tu m'avais invité à voir ton..." "Mais mais mais tu es VRAIMENT venu ???" Alors que le pauvre enfant aurait pu dormir tout son soûl - c'est le cas de le dire - je l'aime bien, lui. Bref, nous sommes à peine installés dans la salle que le prof me fait signe et j'avance vers le tableau comme vers un échaffaud. Vraiment très douée Raven - j'ai dû être un peu trop sincèrement intéressée par ce sujet, le travailler un peu trop longtemps pour ne pas prendre peur et par conséquent construire moi-même ma chute, allez savoir. Sauf que, dès que je prend la parole et commence à me moquer d'Emma, de Charles, de M.Homais, j'oublie la barre dans mon crâne, j'oublie ma peur de gerber sur l'exposé déjà trempé d'alcool, j'oublie à peu près tout sauf le monstrueux Dieu Foule, quarante regards qui me dévisagent et que je dois intéresser, et parfois quand je lève la tête pour les regarder à mon tour et les voit rire à une réplique que j'ai cité j'ai cette étrange et grisante impression de les tenir tous au creux de ma main, quelque chose d'impossible à expliquer - un pouvoir à détenir, si mince qu'il soit, que je voudrais prolonger indéfiniment. Il y a peu de moments où je me sens plus vivante que ceux-là.

Oh, l'exposé ? 18/20 "T-T-B : Pertinent, intelligent, brillant - et amusant... que dire de plus ?"

Comme quoi même une application maximale ne donne pas toujours le résultat que l'on croyait rechercher. J'en arrive à me demander si ce qui m'effraie le plus est de rater ma vie, ou de la réussir...

Posté par Delhicat_Raven à 18:10 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 décembre 2006

Planning serré

AUJOURD'HUI : Madame Bovary

DEMAIN : Le Bel Inconnu.

LUNDI : Arlequin - Marivaux.

MARDI ET SUITE : Sainte Eulalie.

(ceci n'est en rien une liste de mes conquêtes sexuelles à venir, mais simplement la répartition judicieuse de tout le travail que je dois fournir pour la semaine prochaine - voilà ce que c'est de toujours tout remettre au plus tard possible)

Outre mesure, j'aurais aimé qu'on m'explique pourquoi depuis que j'ai ouvert la fenêtre pour éviter d'être tuée par le gaz répandu dans tout l'appart à cause de la motte de beurre que j'ai oublié sur la plaque (je suis toujours aussi douée, oui) j'ai droit à des cris étranges pouvant bien être les cacardements d'une oie, mêlés aux gloussement d'une pintade et autres joyeusetés de basse-cour, qui m'empêchent de me concentrer sérieusement sur la LITTERATURE. Ne suis-je pas supposée vivre dans une Grande Ville, enfin ?

Posté par Delhicat_Raven à 15:01 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 décembre 2006

Nous N'avons Fait que Fuir

la situation initiale de Roméo et Juliette - Raven suce - sans culotte au supermarché - il est contaminé - une vie ailleurs - je fume quinze joints par jour - petits seins lait - pas de but dans la vie

J'aime beaucoup cette association, fatrasie pour employer le jardon de mes études, surtout sa conclusion. Effectivement, j'ai un léger problème, que j'ai détaillé il y a peu entre deux verres de vodkacoca, lors d'une énième cuite que je ne détaillerai pas : cela fait longtemps que j'ai pris le parti de considérer la vie à l'image d'un vaste terrain de jeu, ce n'est pas si sérieux mais c'est néanmoins tout ce qu'on a, et l'idée c'est de foncer à toute allure à travers en se cognant souvent, conséquence logique, aux aspérités et dans les angles et de repartir de plus belle, comme les jouets automatiques pour gamins, vous voyez. Mais actuellement, mon attitude tendrait plutôt à foncer yeux fermés en direction du mur avec comme unique but de s'écraser méchamment contre.

J'appelle ma mère. "Ca va bien ?" "Euh..." Allons bon, quoi, encore ? "J'ai vu le spécialiste ce matin... le cas ne relève pas de la psychiatrie. C'est une dégénérescence" Et concrètement, cela signifie quoi ? "Qu'il n'y a pas d'amélioration possible."

Définitivement, je n'aime pas les Mardis.

Posté par Delhicat_Raven à 16:58 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 décembre 2006

La littérature, c'est dur - surtout le lendemain au réveil

Eurgh.

J'ai assez mal aux cheveux. La sensation de gerbe au fond de la gorge, la tête en coton et les jambes qui vacillent. Je n'ai jamais spécialement aimé les dimanches matins - le reste de la journée non plus d'ailleurs (oui, il est près de midi et demi, et après ? le matin, c'est bien ce que je disais). Et tout ça par la faute de Madame Bovary. Comme quoi certains romans nuisent gravement à la santé et provoquent des états d'éthylisme avancé. Bovarysme et vodkacoca : voilà le résumé de mon samedi soir. Soir allant tout de même dans cette phrase jusqu'à cinq heures du matin bien sonnées.

J'aimerais quand même qu'on m'explique comment du réalisme tout personnel de Flaubert on a pu réussir à faire évoluer le sujet sur le port du Prince Albert et son utilité au quotidien. Et ça, ce n'est que ce dont je me souviens...

Posté par Delhicat_Raven à 12:30 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »